Antonio tabucchi nous a quitté

C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès d’Antonio Tabucchi.

Libération dit de lui que c’était le plus européens des auteurs italiens.

Né à Pise le jour des premiers bombardements américains sur la ville, Antonio Tabbucchi voyagea en Europe pour étudier la littérature.
C’est à Paris qu’il découvrit le très grand poète contemporain portugais, Fernando Pessoa, en lisant la traduction française du Bureau de tabac.

« Je ne suis rien.
Ne serai jamais rien.
Ne puis vouloir qu’être rien.
A part ça, je possède en moi tous les songes du monde. »

Son enthousiasme l’amènera à découvrir la langue et la culture du Portugal, pays qui deviendra sa deuxième patrie. Il poursuit des études de littérature portugaise à l’université de Sienne et rédige une thèse sur le Surréalisme au Portugal. Passionné par l’œuvre de Pessoa, il a traduit toute son œuvre en italien, avec sa femme, Marie-José de Lancastre, rencontrée au Portugal.

Auteur engagé dans la gauche anti-berlusconiste, Antonio Tabucchi est mort ce dimanche, à Lisbonne, quelques mois après la déchéance du caballero dans son pays natal.

Au travers de sa vingtaine de livres traduits en 40 langues, Antonio Tabucchi nous aura fait aimer l’Italie, la démocratie, le voyage, et, biensur, Lisbonne.

S’il ne fallait lire qu’un livre de Fernando Tabbuchi, ce serait sans doute Pereira prétend (1994). Située dans le Portugal du régime dictatorial de Salazar, ce roman nous raconte comment un journaliste pluôt débonaire se convertit à la résistance.

Puis, parce que les livres d’Antonio Tabucchi sont courts, on pourra lire un tout petit récit : Nocturne Indien (1984) qui fut magnifiquement adapté au cinéma par Alain Corneau et qui raconte le voyage initiatique d’un homme qui part en Inde à la recherche d’un amis qui s’y est lui-même perdu. Sompteux, rappelez-vous !

Enfin, parce que c’est à nouveau un récit court, on pourra en lire un autre, et un autre, et un autre…

Antonio Tabucchi nous a quitté, ce dimache. Il ne nous écrira plus de livres, ne nous racontera plus d’histoires. Qui saura nous guider dans nos voyages interieurs ?…

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Les matins d’hiver

Il y a, comme ça, des chansons qui remontent de votre enfance

Elles portent en elle l’innocence perdue et les rêves qui, eux, ne vous ont jamais quitté.

La société de consommation et 30 ans de chômage sont passés par là. On demande aux enfants d’aujourd’hui de préparer leur avenir au point que certains veulent que, dés la 4e, ils soient intégrés au monde de l’entreprise. Laissons-les grandir… ils auront bien le temps de découvrir tout ça…

Dieu que j’aimerais que les enfants d’aujourd’hui puissent eux, aussi, avoir leur part de rêve…

Lundi prochain, c’est la rentrée des classes…

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Pourquoi je suis attaché aux Carmes

J’ai habité le quartier Carmes pendant plusieurs années et l’ai quitté à regrets pour trouver une maison plus grande.

Ce quartier n’est pas un faubourg, une manière d’aller vers les magasins de la rue Royale mais bien au quartier de centre-ville avec ses habitants, sa vie sociale, ses magasins, ses voies propres de circulation. Plutôt que le traiter en tant que tel, cette ZAC considère le quartier comme la recherche de solution pour des étudiants de rejoindre au plus vite la rue royale. C’est une erreur.

Le quartier Carmes dans son côté Sud, est constitué de maisons anciennes, souvent à pans de bois, rarement rénovées, car/donc mises en location à prix modéré. Ces logements, parce qu’ils ont un cachet et ne coutent pas cher, plaisent dors et déjà à de nombreux étudiants et jeunes couples qui commence dan la vie. A ce titre, le quartier Carmes est déjà, aujourd’hui, un quartier étudiant.

La rue des Carmes, parce qu’elle est étroite, cristallise une vie de quartier : les commerces y sont bien plus variés que Rue de la République, Rue Royale, Rue Jeanne d’Arc qui sont des voies plus larges. Ce sont des commerces de proximité, peu franchisés, ce qui de mon point de vue, est une qualité et correspond à un souhait grandissant chez les français et les orléanais.

Elargir la rue des Carmes, ce sera stériliser la rue, casser ce lien entre le nord et le sud du quartier, aseptiser la vie sociale qui va avec, en transformant, de fait, ce coeur de quartier en une pénétrante vers un autre lieu.

Ce sera aussi détruire des maisons anciennes qui sont une richesse historique de notre ville à laquelle les habitants sont de plus en plus attachés : dans une ville qui fête depuis presque 600 ans une héroïne médiévale, il me semble que la restauration du patrimoine doit être un objectif et non une contrainte.

La destruction des maisons anciennes, à n’en pas douter, aura pour effet, non-seulement d’enlever une part de l’âme du quartier, mais aussi, de renréchérir les loyers et de chasser les populations modestes. Il me semble que ce changement de population est néfaste à la société dans son ensemble : je suis fier que dans notre ville, des personnes modestes, des étudiants, des jeunes entrepreneurs, des jeunes couples, puissent habiter en centre-ville plutôt que dans des barres HLM.

Les chasser est contraire à l’intérêt général. C’est également contradictoire avec le projet d’installer une université dans le quartier.

Plutôt que de faire une ZAC ne comprenant que le site de l’hopital et la rue des Carmes, il aurait été beaucoup plus judicieux de réfléchir à la restauration (plutôt que la destruction) du patrimoine de toute la partie sud du quartier, jusqu’à la Loire. De voir comment faire pour rendre ce quartier piéton (il est de toute façons inadapté à la voiture). dé réfléchir à comment accueillir davantage d’étudiants et, peut-être rouvrir cafés et commerces de bouche qui existaient encore il y a 15 ans (Rue Grison, par exemple).

J’espère que la ZAC actuellement envisagée par Serge Grouard et Olivier Carré sera rejetée pour garder la mixité sociale de notre coeur de ville et pour respecter le patrimoine. J’espère qu’un projet plus ambitieux socialement et culturellement verra alors le jour, que les orléanais auront l’occasion de réfléchir à ce quartier, non comme à un problème, mais comme à une chance pour ses habitants et pour l’intérêt de tous.

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Partir à tout prix ?

A la suite d’une fusillade qui fit 2 blessés dans un quartier d’Orléans, le journal local y interviewa quelques habitants. Tandis que les personne âgées disaient ne pas avoir trop à se plaindre, les jeunes, eux, affirmaient vouloir partir ailleurs. C’est une qualité de la jeunesse que de vouloir progresser ! Pour ceux qui le peuvent, le départ du quartier est inéluctable. Bien souvent, il est aussi la condition sine-qua-non de leur réussite.

La ségrégation socio-géographique à l’embauche est-elle une réalité ?

J’ai le souvenir d’un ancien camarade de classe qui avait beaucoup de qualités mais semble-t-il 2 défauts pour un employeur : avoir un nom étranger et habiter dans une cité HLM. Pendant des années, il a recherché du travail et connu bien des déboires malgré une très bon BAC+5. Un jour, il a demandé à un ancien camarade de classe de le faire domicilier chez lui, dans un beau quartier de Paris. Les difficultés se sont soudainement aplanies…

Naturellement, ce cas ne suffit pas à démontrer la réalité de cette ségrégation. D’ailleurs, les études ont montré que l’anonymisation des CV n’était pas une solution qui profitait à ce type de personnes, bien au contraire. Il n’en reste pas moins que les exemples de ce type sont légion et forment le terreau d’un sentiment partagé qui est celui d’une injustice envers les jeunes des quartiers populaires.

Mais peut-être y a-t-il aussi d’autres raisons…

Il y a quelques années, j’ai participé au recrutement d’un ingénieur « réseau », une nouvelle spécialité très prisé à l’époque (et encore aujourd’hui !). Notre annonce, n’avait attiré que 3 candidatures, des jeunes tout juste sortis de l’école. J’ai été très étonné par l’un des candidats. Il était habillé avec un costume moche dans lequel il était mal à l’aise. Ses cheveux long était gominés ou sales, je ne sais pas. Très mal conçu, son CV était adjoint d’un complément indiquant par les menus détails le contenu de sa formation d’ingénieur, posant sur celle-ci d’inutiles suspicions. Le déroulé de l’entretien fut, enfin, tout à fait catastrophique pour lui. Pour tout dire, il n’avait aucune chance d’être retenu et j’étais même étonné qu’il ait passé le barrage du Directeur et de la DRH.

Alors que j’étais sur le point de conclure poliment l’entretien, je me rendis compte que son nom était, comme le mien, portugais. Je ne sais pas si j’ai eu raison mais je me suis senti comme une responsabilité spéciale envers ce jeune. Après m’être assuré auprès de lui que les 2 autres entretiens avaient été aussi catastrophiques et que ses chances étaient tout à fait perdues, je lui ai demandé ce qu’il faisait depuis qu’il était sorti de l’école. Il me répondit « Vous savez, il y a beaucoup de chômage en ce moment. Alors, je travaille à l’usine avec mon père ». J’ai pensé à son père et aux difficultés qui devaient être les siennes, au service qu’il croyait rendre à son fils en l’aidant à trouver du travail, au gâchis qui en résultait. J’ai expliqué au jeune combien sa spécialité était recherchée et je lui ai dit qu’il avait plus de chance d’être au chômage avec son travail à l’usine qu’en tant qu’ingénieur ! Il m’a alors semblé tellement perdu… visiblement, il ne savait pas comment faire pour, un jour, être vraiment ingénieur. Je conclus l’entretien en le renvoyant à l’Apec pour qu’ils l’aident à se présenter et à faire un CV. Je ne lui ai pas dit que, sans pour autant le renier, il allait devoir sortir un peu de son milieu. De quel droit l’aurais-je fait ?

La difficulté de se projeter

Au fond, ce dont manquait ce jeune, ce n’était pas l’intelligence ni la qualification, c’était les codes sociaux et la conviction qu’il était capable d’être autre-chose qu’ouvrier. Si, autour de vous, tout le monde est ouvrier, comment vous imaginer autrement ?…

J’ai connu ça, moi aussi, quand j’ai entamé ma math sup que l’on m’avait décrite comme la voie royale pour le diplôme d’ingénieur alors que, de toute ma vie, je n’avais jamais vu un ingénieur et que j’étais totalement incapable de savoir en quoi pouvait bien consister son travail.

Comment se projeter dans quelque-chose qu’on ne connait pas ? C’est un barrage implacable que celui de l’ignorance de ce qui se passe ailleurs que dans son milieu d’origine…

Du droit de s’en sortir

HLMNaturellement, certains adeptes de la lutte des classes diront qu’au fond, le jeune, dans son HLM, peut très bien être ouvrier, comme son père, et en être heureux.

N’en déplaise à cette bien-pensance intellectuelle, je pense, moi, qu’en attendant qu’on ait une société idéale tout à fait égalitaire, c’est un crime que de cantonner ces jeunes à la condition qui est la leur. Les jeunes de ces quartiers ont le droit de rêver à une vie meilleure. Ils ont droit à leur part de réussite !

J’ai pourtant le sentiment que rien n’existe pour les aider à sortir de leur milieu d’origine et à jouer vraiment toutes leurs chances. En ce sens, je comprend leur désespérance, leur envie de partir sans vraiment savoir où aller…

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Le bonheur est dans le pré, cours-y vite. Il va filer.

Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite.
Le bonheur est dans le pré, cours-y vite. Il va filer.

Dans mes plus vieux souvenirs d’enfance, il y a ce poème de Paul Fort. En fermant les yeux, je les revois. Ils sont là, mes camarades de classe, passant les uns après les autres. Ils récitent ces phrases d’un même ton monocorde :

Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite.
Le bonheur est dans le pré, cours-y vite. Il va filer.

Ils l’ont tous appris, ce poème, et moi avec eux !

Tous petits, par des poème, des pubs et des dessins animés, on nous a inculqué cette idée d’un bonheur qui est ailleurs, insaisissable, et derrière lequel il faudra courir avant qu’il file. Courir encore et toujours… mais courir pour quoi ?

Après une année 2010-2011 à 300%, je m’étais promis de lever le pied. Et puis, il y a eu la rentrée, les engagements pris précédemment, les primaires, les habitudes d’être partout à chaque fois que c’est possible… et même quand ça ne l’est pas…

Pourquoi courent-ils ? questionnait le regretté Raymond Devos. « Celui-ci court pour la gloire, celui-là court à sa perte » plaisantait-il !

Un peu comme lui, je me demande si cette vie-là a une quelconque utilité. Je me demande si le petit garçon de l’école primaire Jean-Jacques Rousseau de Colombes rêvait à une vie comme celle-la. En fermant à nouveau les yeux, je le regarde et je me demande, inquiet, comment ne pas trop le décevoir.

Le très grand poête portugais, Fernando Pesoa a écrit

Nous avons tous deux vies :
la vraie, celle que nous avons rêvée dans notre enfance, et que nous continuons à rêver, adultes, sur un fond de brouillard ;
la fausse, celle que nous vivons dans nos rapports avec les autres,
qui est la pratique, l’utile,
celle où l’on finit par nous mettre au cercuei
l

Pour ceux qui, comme moi, ont un instinct de survie développé, la question est celle de savoir comment ne pas se retrouver trop vite dans le cercueil !

Du temps où elle était la doyenne de l’humanité, Jeanne Calment disait aux journalistes que sa longévité lui venait du vin rouge et du kilo de chocolat qu’elle avalait chaque semaine. A 122 ans, Jeanne Calment respirait la joie des bonheurs simples ! Des bonheurs qui ne se gagnent pas à la course à l’échalote !

Le très bon film « L’exercice de l’Etat« , décrit le parcours d’un ministre du gouvernement. Au moment où l’on sent que l’histoire va basculer, le ministre a besoin de souffler un peu. Il farfouille dans l’agenda de son téléphone portable puis peste « 2 000 contacts et pas un ami pour boire un verre ! ». Finalement, il s’imposera au domicile de son chauffeur particulier avant de le pousser à commettre une faute qui lui sera fatale !

A courir derrière un supposé bonheur à venir, on noue des contacts, beaucoup de contacts. Des contacts qui, comme vous, courent aussi. Se fait-on un seul ami ?

Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite.
Le bonheur est dans le pré, cours-y vite. Il a filé.

Finalement, était-ce bien important de courir ainsi ?

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2 jours aux semaines sociales de France

Les Semaines Sociales de France, c’est un observatoire de la vie sociale et un lieu de réflexion. Chaque année, autour du 25 novembre, les semaines sociales de France organisent une session qui regroupent 3 000 à 4 000 décideurs chrétiens, responsables associatifs, cadres en entreprise, relais d’opinion,…

Elles sont à l’origine de nombreuse idées ayant inspiré le droit social français, parmi lesquelles l’assurance chômage, l’assurance  maladie universelle, l’impôt proportionnel au revenus, les allocations familiales, les HLM, le 1 % logement1.

Cette année, les Semaines Sociales de France ont pour thème « La démocratie, une idée neuve »

Après avoir participé à une session, alors que j’étais responsable du Mouvement Chrétien des Cadres du Loiret, d’année en année, j’ai reculé mon prochain rendez-vous avec ce grand moment de rencontres, de réflexion et d’échange.

Et puis vendredi, alors que les mails et les coups de téléphone jouaient nos destins au billard à 5 bandes, j’ai posé mon jour de RTT et je me suis inscrit aux semaines sociales.

2 jours loin du quotidien pour réfléchir, je crois que j’en ai besoin.

Stop !… On respire…

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Non à la réduction des bourses scolaires !

Après la réduction des moyens humains dans l’éducation nationale, voici que le parlement s’en prend aux bourses scolaires. Voici un communiqué de presse de la fédération de parents FCPE (14 novembre 2011)

Non à la réduction des bourses scolaires !

 fcpeNon contente de supprimer 14 000 postes dans l’Education nationale pour 2012, la majorité à l’Assemblée nationale a voté la suppression de 11 millions d’euros de crédits de bourses de collèges et de lycées  ainsi que 2 millions d’euros sur les fonds sociaux, tout en prétendant lutter contre les inégalités sociales à l’Ecole !

 

A jouer avec les milliards d’euros dans leurs discours, certains ont manifestement perdu tout sens de la réalité de ce que vivent les familles pour qui la scolarité, normalement gratuite, coûte déjà trop cher et alors qu’elles ne seront pas épargnées par l’augmentation de la TVA.

 

La majorité de l’Assemblée nationale pense-t-elle que c’est ainsi que l’on réglera la question des inégalités dans notre pays et dans notre Ecole ? Ces députés savent-ils seulement quel est le montant d’une bourse de collège ? Savent-ils ce que représentent les coûts directs d’une scolarité?

 

Il est grand temps au contraire, face à la précarité des familles et à la pauvreté des jeunes qui impose à certains lycéens de travailler pendant leurs études, de revaloriser les bourses dont le montant est ridiculement bas. Au collège, ce montant se situe entre 80,91 euros par an (pour une famille de deux enfants et entre 1 500 et 760 euros de revenu par mois) et 350,01 euros (pour un revenu de 260 euros par mois maximum).

 

La FCPE appelle à une autre politique sociale, non seulement nécessaire mais possible à l’Education nationale.

Tourner le dos à ces réalités ne permettra en aucun cas d’assurer le savoir pour tous, ni la réussite de chacun!

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Collectif contre le contrôle au faciès

Depuis longtemps, les policiers disent leur malaise à appliquer une politique de contrôle au faciès aussi injuste qu’inefficace.

Pour de nombreux jeunes d’origine étrangère, ces contrôles apparaissent aujourd’hui comme une marque du rejet dont la société française ferait preuve à leur égard.

Après des expériences plus ou moins réussies pour condamner les discrimination dont ils sont victimes, les anti-racistes viennent de créer un collectif de lutte contre le contrôle au faciès qui se définit ainsi :

Le Collectif Contre le Contrôle au Faciès n’est ni une association, ni un Collectif anti-police. Persuadés du fait que le contrôle au faciès, au delà d’être illégal (car discriminatoire), est inefficace, nous souhaitons promouvoir une pratique du contrôle d’identité respectueuse des droits de chacun, et plus efficace dans la lutte contre la criminalité et la protection des citoyens sur le long terme.

Le Collectif Contre le Contrôle au Faciès rassemble informellement différentes initiatives d’individus, de Collectifs, d’associations, de quartiers, d’acteurs politiques et autres visant à améliorer le rapport entre la police et les citoyens. Il invite à chacun d’agir à son échelle, en rejoignant des actions en cours comme en proposant de nouvelles initiatives.

Le Collectif contre le Contrôle au Faciès :

se positionne contre le contrôle au faciès, c’est à dire le contrôle d’identité motivé par l’apparence physique et non le comportement de la personne contrôlée, pratique illégale et inefficace du contrôle d’identité ;

promeut une politique de remise d’attestation ou de reçu du contrôle à la personne contrôlée par l’agent effectuant le contrôle, indiquant la date, le lieu, l’heure et le motif du contrôle, son déroulement et résultat, le comportement du policier (respect, vouvoiement, etc) et le numéro de matricule de l’agent effectuant le contrôle ;

promeut une modification le cadre de la loi, afin que l’article 78.2 du code pénal permette un recours en cas de discrimination.

Sur son site internet, le collectif publiera chaque semaine le témoignage d’artistes racontant le premier ou le pire contrôle d’identité qu’ils ont eu à subir. Voici quelques extraits :

Parce qu’internet est un moyen et non une finalité, le collectif mène aussi des actions de terrain visant à sensibiliser les jeunes au caractère scandaleux de cette pratique.

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A la matinale de radio campus Orléans – 88.3 FM

Vendredi 4 octobre, radio campus Orléans m’a invité à sa matinale pour parler du rôle de Côté Boulevard et du web dans l’information locale.

J’aime beaucoup Radio Campus.

Cette radio me fait un peu penser à Radio G, une radio que j’ai un peu fréquenté alors que j’étais gamin, dans les années 80. Il y avait un côté bricolo. On avait l’impression que chacun pouvait venir avec son idée d’émission et l’expérimenter. Il y avait des trucs nuls et des moments extra-ordinaires. La parole y était libre pour ceux qui faisaient la radio et pour les auditeurs qui intervenaient en direct. Des moments comme ça, on ne les entend plus, ni à la radio, ni à la télé. C’était de la créativité à l’état pur ! C’était l’une des utopies de la gauche arrivée au pouvoir avec François Mitterrand. On appelait ça « les radios libres »

Alors, quand je vais à campus, quand je vois les locaux et les jeunes pleins d’envies qui l’animent, les débats parfois débridés entre étudiants, je me dis que cette radio est l’une des dernières dignes héritières des radios libres. Pour les jeunes qui la font et pour tous ceux qui l’écoutent, Radio Campus fait réellement oeuvre d’utilité sociale ! Bravo à Tous.

Depuis peu, Radio Campus Orléans fait une matinale où ils commentent l’actualité et invitent une personnalité du monde culturel, social, ou politique. Ils m’ont fait l’honneur de m’inviter. Je les en remercie très chaleureusement !

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Effets très concrêts de la baisse de moyens dans l’Education Nationale

Deux de mes filles sont scolarisée au collège Jeanne d’Arc où je suis moi-même élu parent FCPE. En réunion de parents, on parle de tout, avec beaucoup de liberté, dans un esprit de recherche de l’intérêt général : celui de notre enfant, des autres enfants, de l’administration, de la société… Bref, il y règle un climat assez positif…

L’autre soir, au travers des discussions (j’ai dit qu’on parlait de tout !), nous avons évoqué la questions des toilettes. Au collège Jeanne d’Arc, les toilettes sont ouvertes 10 minutes à la récré du matin, 10 minutes à la récré de l’après-midi, 10 minutes à l’heure du repas.

Problème : il y a plus de 600 élèves dans ce collège où l’on a regroupé 2 anciens petits établissements. Visiblement, la distribution des toilettes dans les locaux ne serait pas idéale. Il n’y aurait pas assez de personnel pour tout surveiller. Suite à des dégradations, l’administration a choisi de les boucler en dehors de ces créneaux.

Quand j’ai entendu ça, j’ai repensé à ma fille de 6° qui, depuis quelques temps arrive à la maison en courant et file immédiatement aux WC.

En discutant avec des surveillants d’autres collèges, j’ai appris que les WC étaient également fermées dans un certain nombre de collèges du secteur (mais pas tous).

- « Mais que se passes-t-il quand un enfant a vraiment envie ? »
- « Ben, on lui dit de se retenir ».

Ainsi, parce que des architectes ont mal conçu un établissement, que le gouvernement a choisi de réduire les couts à l’éducation nationale en rassemblant des collèges puis en diminuant le nombre de personnels surveillants, on empêche les enfants d’aller aux toilettes, leur infligeant ce qui, à leur échelle, est une incompréhensible forme de torture.

Je trouve cela effarant !

L’an prochain, on menace de supprimer à nouveau 1/2 poste de surveillant au collège Jeanne d’Arc. Quelle solution va-t-on trouver pour combler ce manque ? Quel prix nos enfants vont-ils encore devoir payer ?

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